« On m’a dit que je ne pouvais pas le faire, alors je l’ai fait » Margaret Szopinski nous explique ce que signifie être une femme marin en 2018

mars 7, 2018

Voici Margaret Szopinski, une aide-mécanicienne et membre du SIU depuis près de seize ans. Grâce à son désir constant de vouloir apprendre et s’améliorer, Margaret n’est pas prête à s’arrêter de sitôt. Elle a commencé sa carrière de marin parce qu’on lui avait dit qu’elle ne pouvait pas le faire et elle avait besoin de prouver le contraire. Par son travail acharné et le dévouement qu’elle a envers sa carrière, Margaret est un excellent exemple pour toutes les femmes marins en 2018.

 

«Je suis vraiment têtue. Mon copain de l’époque m’a dit que je ne pouvais pas le faire, alors je l’ai fait, et, puisque j’ai vraiment aimé ça, j’ai décidé de continuer». Margaret a débuté sa carrière au SIU en 2002 et a occupé divers postes pendant ses seize ans. Elle a commencé sur le pont pour ensuite devenir une matelot brevetée. C’est à ce moment qu’elle a décidé de développer ses compétences de mécanicienne, ce qui l’a amené à travailler dans la salle des machines. Margaret désire constamment améliorer ses compétences. Elle a récemment terminé un cours de formation sur les pétroliers à Piney Point, afin de pouvoir saisir de nouvelles opportunités à bord de ces navires.

 

Mère de quatre enfants et grand-mère de deux petits-enfants, Margaret a toujours poursuivi les choses qu’elle aime, peu importe l’opinion des autres. «Je suis venu ici [au Canada] de la Pologne dans les années 90 et j’ai fait beaucoup de choses différentes. J’étais mère au foyer, puis préposé aux services de soutien à la personne et maintenant je fais ça ».Lorsqu’elle travaille, Margaret est très concentrée sur ses tâches. Cependant, elle dit que les longues périodes de congé sont parmi les meilleurs aspects de son travail au SIU. Pendant ses congés, elle passe du temps avec sa famille et travaille sur ses projets personnels. « Lors de mes congés, j’aime travailler sur mes différentes propriétés. Carrelage, fabrication de meubles, etc. J’ai déjà construit trois cuisines à partir de rien.»

 

Lorsque nous lui avons demandé ce que signifiait pour elle d’être une femme dans une industrie dominée par les hommes, Margaret a répondu qu’elle préférait éviter de parler d’emplois « masculins » ou « féminins », ce ne sont que des emplois. « Les gens devraient faire le travail qu’ils aiment. Je préfère travailler avec mes mains. J’aime ce que j’aime et je devrais être capable de le faire. » Margaret aimerait encourager toutes les jeunes femmes qui veulent faire carrière dans le domaine maritime à se lancer sans hésiter.

 

Margaret reconnaît toutefois qu’il existe encore des obstacles auxquels les femmes sont confrontées dans ce domaine. Elle note qu’il y a peu de femmes qui travaillent dans les salles des machines avec elle, mais continue de croire que les choses vont changer. « L’industrie s’améliore vraiment. Les femmes peuvent suivre les mêmes cours que les hommes et l’implication sur les bateaux est la même. Je n’ai jamais rencontré un homme qui n’était pas confortable à travailler avec moi puisque que je suis une femme qui travail fort. » Margaret croit que le plus grand obstacle empêchant plus de femmes à devenir marins est la vie familiale. « Parfois, il y a des facteurs qui découragent les femmes qui ont une famille. Certaines n’aiment pas être éloignées de leurs proches pendant une longue période de temps. D’autres femmes acceptent ces conditions et le font pour leur famille parce que le salaire est avantageux. »

 

Mars est le mois de l’histoire des femmes au Canada et partout dans le monde. Alors que notre industrie a traditionnellement été dominée par les hommes, nous voyons de plus en plus de femmes se joindre à nous. Comme tous les autres marins, Margaret est fière de travailler fort et de quitter son poste tous les jours en sachant qu’elle a mis tous ses efforts dans son travail. Elle a su brisé les barrières et défier ceux qui mettaient en doute ses capacités à prospérer en tant que marin. Merci Margaret, d’être un excellent exemple pour la prochaine génération de femmes marins.